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Focus sur l’ergonomie des sites e-commerce de luxe
Je vous invite à lire une très bonne analyse de Journal du Net sur l’ergonomie comparée de cinq sites e-commerce de luxe : Givenchy, Boucheron Dior Couture, Gucci, et Galeries Lafayette. Tout est passé au crible : Assortiment produits, navigation, fiches produits, qualité des visuels, utilisation des vidéos, processus de commande…
En résumé, la complexité d’un site marchand de luxe est de trouver le juste milieu entre le “branding” (comment je nourris ma marque ? Comment je raconte une histoire autour de ma marque ?) et le “selling” (Comment je facilite l’achat ? Comment je recrute ? Je fidélise ? Et surtout comment j’optimise et je rentabilise mon site e-commerce ?)
Le Bon Marché lance son premier site e-commerce
Un mois après Les Galeries Lafayette, Le Bon Marché, filiale de LVMH, vient de lancer son premier site marchand : www.treeslbm.com. “Trees” faisant référence au design du site (un arbre de palabre), et “lbm” signifiant tout simplement “Le Bon Marché”. Bénéficiant déjà d’une image de marque offline très forte, le distributeur a souhaité se démarquer davantage sur le Web, en développant un “espace autonome d’expression” associé à un site marchand.
Le site présente 4 principales rubriques : “Magazine“, un contenu éditorial réalisé en partenariat avec Fascineshion.com (Articles et vidéos des tendances mode et culturelles), “E-shopping“, 400 produits sont désormais disponibles à la vente en ligne, “Carnet d’adresses“, présentation des principaux lieux tendance et musées de la capitale, enfin, “Le Bon Marché“, présentation des services haut de gamme du distributeur (styliste privé, conciergerie…) Le célèbre grand magasin a résolumment tenté de recréer un univers épuré, différencié autour de ses racines parisiennes.
Pour accéder au catalogue en ligne, on pénètre d’abord dans un espace privé, et il faut au préalable se procurer un “Sésame”, disponible en magasin ou en se connectant sur les sites www.buybuy.com ou www.blographic.com. Il faut forcément créer un compte client pour naviguer dans le catalogue online. Cela peut paraître contraignant côté internaute, c’est en tout cas, un moyen judicieux de créer un accès “sélect”, et surtout de se constituer un fichier clients qualifiés (et motivés) dès le départ. Le distributeur a anticipé sur les campagnes de marketing relationnel (CRM) et de fidélisation online…
Concernant la partie “E-shopping”, elle se décompose en plusieurs sous-parties : Accessoires de mode, beauté, lingerie, mode femme, mode homme, maison & design et enfant. Il semblerait que les grandes marques de luxe ne soient pas encore présentes.
Selon Journal du Net, il devrait y avoir un autre développement Web pour la filiale LVMH, une nouvelle version – probablement marchande – du site de son épicerie fine, Lagrandeepicerie.fr en octobre prochain. Site e-commerce à suivre de près…
L’e-commerce de luxe explose sur la toile en 2008
Selon Journal du Net, le secteur des produits culturels et des loisirs en France (livres, DVD, CD, jeux-cidéos et logiciels) est toujours le premier en termes de pénétration, sérieusement talonné par les billets de train et d’avion. On retrouve ensuite les vêtements et la maroquinerie, redynamisés par les ventes événementielles, puis les produits high-tech.
2008 est surtout marqué par l’explosion du secteur du luxe, dont la pénétration a plus que doublé (de 5,3 % à 10,8 %). Le secteur des jouets et articles de puériculture (+ 23 %), des produits high-tech (+ 15 %) et de l’électroménager (+ 11 %) ont également été très dynamiques.
Cependant, le marché du luxe en ligne a déjà pris du retard si l’on compare les intervenants français avec leurs homologues américains. Selon une étude Xerfi – Prévisis, alors que le marché hexagonal du luxe en ligne est estimé à 100 millions d’euros, il s’élève à plus de 2,5 milliards de dollars aux Etats-Unis.
Les maisons de luxe européennes ont pris conscience de l’opportunité d’internet comme canal de distribution, et certaines ont déjà acquis une certaine crédibilité sur le net. Les grands distributeurs « click & mortar » sont pour le moment peu présents en France à l’inverse d’acteurs tels que Saks et Neiman Marcus aux Etats-Unis. Attendons de voir les retombées du premier site marchand des Galeries Lafayette, lancé en avril dernier…
Le cabinet Xerfi estime qu’à l’horizon 2012, le segment du luxe en ligne, en France, assurera plus de 10% du chiffre d’affaires des groupes de luxe, le seuil des 500 millions d’euros étant largement franchi.
Sources :
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